Vannes veut frapper fort pour son retour en Top 14 : « Il y a quatre ou cinq joueurs à trouver »

Jean Noel SPITZER, Headcoach of Vannes

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Publié le juin 9, 2026

Après sa relégation en 2024, Vannes ne laisse rien au hasard : le club breton conserve 21 des 23 joueurs de sa finale de Pro D2 et cible précisément ses lacunes avec des recrues internationales de haut niveau, dont l’Argentin Matias Alemanno (99 sélections avec les Pumas).

Vannes a remporté le titre de Pro D2 en battant Provence Rugby 18-14 en finale et signe son retour en Top 14 après une première expérience soldée par une relégation à la dernière journée.

« 21 sur 23 » : la continuité, clé du retour en Top 14

La différence avec la montée précédente se lit d’abord dans les chiffres. 21 des 23 joueurs alignés en finale seront encore là la saison prochaine (Olivier Rome, vice-président du RCV, Rugbyrama, 7 juin 2026). Ce n’est pas un détail : c’est le socle de tout le projet.

Olivier Rome est direct. « Dans la globalité, ça n’a rien à voir avec la montée d’il y a deux ans. Là, on est vraiment sur de la suite logique. » La continuité n’est pas un heureux hasard. « Le recrutement avait déjà été pensé dans ce sens depuis des mois, une année même », précise-t-il.

Deux ans plus tôt, Vannes avait découvert le Top 14 dans l’urgence. Le recrutement était bouclé dans ses grandes lignes avant même que le titre soit acquis.

Les 20 minutes manquantes : comment Vannes veut corriger ses erreurs

La relégation à la dernière journée en 2024 a laissé des traces utiles. Le staff a analysé, disséqué, et deux faiblesses majeures ont émergé.

La première : un manque de vitesse criant. « Le premier enseignement était que nous avions clairement manqué de vitesse », reconnaît Olivier Rome (source initiale, 8 juin 2026). La seconde est plus structurelle.

Jean-Noël Spitzer, manager et entraîneur du RCV, pose le diagnostic avec précision : « Sur 60 minutes, on pouvait rivaliser ; 80, c’était beaucoup plus compliqué. Ce sont ces 20 minutes qu’il faut aller chercher. » Ces 20 minutes perdues, c’est là que se jouait la survie en Top 14.

À ces lacunes s’ajoute un départ notable : Mako Vunipola retourne à Leicester après deux saisons du rugby à Vannes (Actu.fr, 5 mai 2026). Son gabarit et son expérience internationale laissent un vide réel dans la mêlée bretonne.

Alemanno, Sanerivi, Boniface : le mercato de haut vol de Vannes

Le recrutement répond directement aux failles identifiées, et commence par un coup retentissant selon Midi Olympique.

Matias Alemanno s’est engagé pour deux saisons avec Vannes (Blog RCT, 8 juin 2026). Le deuxième ligne argentin de 34 ans, 1,98 m, 117 kg, compte 99 sélections avec les Pumas. Il arrive de Gloucester, où il a disputé 23 matchs cette saison. Sa présence dans le vestiaire ne sera pas anodine : le capitaine Francisco Gorrissen, déjà installé à Vannes, est son ancien coéquipier aux Jaguares.

En touche, Vannes a également obtenu l’accord de Thomas Ployet, 24 ans, deuxième ligne en provenance de Grenoble (Actu.fr, 8 juin 2026). La densité dans ce secteur monte en gamme.

Dans la mêlée, Mills Sanerivi débarque directement du Super Rugby. Le talonneur samoan des Moana Pasifika affiche 13 titularisations et 5 essais cette saison (Rugbyrama, 7 juin 2026). À ses côtés, Hayam El Bibouji, 24 ans, prolonge son prêt d’une saison supplémentaire depuis Pau (Blog RCT, 8 juin 2026).

En pilier gauche, un joueur prénommé Ugo Boniface, 27 ans, rejoint Vannes en provenance de Bordeaux-Bègles (Actu.fr, 8 juin 2026) à ne pas confondre avec l’ailier international homonyme de l’UBB.

Le troisième ligne Ioane Iashagashvili, 26 ans, a donné son accord. Il arrive de Mont-de-Marsan (Actu.fr, 8 juin 2026).

Derrière, Vannes a aussi travaillé. Pierre Popelin, 31 ans, demi d’ouverture ou arrière, et Nathanaël Hulleu, 26 ans, ailier, arrivent tous deux de Castres (Actu.fr, 8 juin 2026). Deux joueurs habitués au rythme du Top 14.

À la mêlée, Arthur Coville, 28 ans, débarque directement de Provence Rugby, l’adversaire de la finale (Actu.fr, 5 mai 2026). Il rejoint Simi Kuruvoli, demi de mêlée fidjien, et Michael Ruru, 35 ans, prolongé jusqu’en 2028 (Rugbyrama, 7 juin 2026).

Malgré ce volume de recrutement, Olivier Rome est clair : « Il y a quatre ou cinq joueurs à trouver » pour finaliser l’effectif (source initiale, 8 juin 2026).

Jean-Noël Spitzer le dit lui-même : « Il faut qu’on soit plus crédibles l’année prochaine. Il va y avoir du travail dans les jours qui arrivent. » Reste à savoir si Vannes trouvera ces 4 à 5 profils manquants avant le coup d’envoi de la saison 2026-2027.

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