Jefferson Poirot en Bleu, vraiment ? Le pilier de l’UBB rêve déjà du Mondial 2027

Jefferson Poirot

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Publié le juin 10, 2026

C’est le come-back le plus improbable et le plus fascinant de l’ère Fabien Galthié. Ce mardi 9 juin 2026, les révélations conjointes de Sud-Ouest et de L’Équipe ont secoué le monde du rugby : six ans après avoir claqué la porte du XV de France, Jefferson Poirot est en passe de faire son grand retour en Bleu.

À 33 ans, le pilier gauche de l’Union Bordeaux-Bègles a été inclus dans la liste élargie du staff tricolore pour les échéances estivales. Avec le choc face à l’Angleterre le 19 juin à Vannes, le tout nouveau Championnat des Nations de rugby en juillet et, en ligne de mire, le Mondial 2027 en Australie, l’ancien capitaine tricolore s’apprête à rouvrir son histoire internationale qu’on croyait définitivement scellée.

Le sport de haut niveau raffole de ces histoires de rédemption et de secondes chances. Le 8 mars 2020, au sortir d’une défaite face à l’Écosse, Jefferson Poirot décidait, à la surprise générale, de mettre un terme à sa carrière internationale à seulement 27 ans. Six années ont passé, et l’eau a coulé sous les ponts de la Gironde. Fort d’un exercice 2025-2026 de très haute facture sous le maillot de l’UBB, le robuste pilier gauche a vu son niveau de performance forcer de nouveau les portes de Marcoussis, transformant un doux rêve en une réalité imminente.

Pourquoi Jefferson Poirot revient en Bleu après 6 ans d’absence

En juin 2020, Jefferson Poirot raccroche le maillot bleu. Pas sous la contrainte. Par choix, et par principe.

Sept mois après le Mondial 2019 au Japon, où il portait le brassard de capitaine, il tire sa révérence après une défaite en Écosse (28-17). Trente-six sélections. Une carrière solide, arrêtée net par une promesse faite à lui-même.

« Je me suis toujours promis de venir en équipe de France à 100 %, de ne pas mentir. Les Bleus, c’est le Graal. Je ne veux pas y aller juste pour prendre ma cape et ma prime. »  Jefferson Poirot (Le Rugby Nistère, juin 2026)

Ce n’est pas une retraite forcée. C’est un acte éthique. Ce détail change tout à la lecture de ce qui se passe aujourd’hui.

Selon Sud Ouest (9 juin 2026), Fabien Galthié a transmis aux dirigeants bordelais une pré-liste de 13 joueurs suivis, lors de sa visite à Bordeaux il y a quelques semaines. Poirot en fait partie. L’échange entre les deux hommes a eu lieu. La réponse du sélectionneur, selon une source interne à l’encadrement des Bleus citée par Sud Ouest : « Il a dit oui. »

Un joueur qui avait dit non par éthique ne dit oui que s’il se sent prêt à 100 %. C’est précisément ce signal que Galthié a reçu.

Le Mondial 2027 : l’objectif qui relance une carrière à 33 ans

« Peut-être que ça va me manquer et peut-être que je reviendrai sur ma décision, comme d’autres sportifs avant moi. » Poirot avait lui-même laissé cette porte entrouverte (Le Rugby Nistère). Il y a deux mois, quelqu’un a poussé cette porte.

Selon L’Équipe (9 juin 2026), un tiers aurait soufflé à Poirot l’idée de reprendre du service en sélection. L’élément déclencheur probable : le Mondial 2027 en Australie, prévu du 1er octobre au 13 novembre. Un objectif de fin de carrière. Un dernier grand rendez-vous.

La logique contractuelle suit la même ligne. En décembre 2024, Poirot a prolongé son contrat avec l’UBB de deux ans (L’Équipe). Son contrat en club et son ambition internationale convergent jusqu’en 2027.

À 33 ans, il réalise par ailleurs une très belle saison 2025-26 sur le plan individuel (Sud Ouest et L’Équipe). Le niveau est là. Le projet aussi. Ce retour n’est pas de la nostalgie. C’est le calcul d’un joueur qui sait ce qu’il veut encore accomplir.

La France en manque de piliers gauches : l’opportunité de Poirot

Galthié ne rappelle pas Poirot par sentiment : la France a un problème structurel à ce poste.

Depuis la grave blessure de Cyril Baille il y a deux ans, six joueurs ont postulé au poste de pilier gauche : Baille, Reda Wardi, Sébastien Taofifenua, Rodrigue Neti, Baptiste Erdocio et Jean-Baptiste Gros (Le Rugby Nistère, juin 2026). Six noms pour un poste. C’est le signe d’une instabilité, pas d’une concurrence saine.

Jean-Baptiste Gros, 27 ans (Toulon), s’est imposé comme le titulaire de facto. Il a démarré sept des huit matchs des Tricolores depuis le début de saison. Mais un titulaire sans doublure crédible, c’est une fragilité que Galthié ne peut pas se permettre à deux ans d’un Mondial.

Poirot représente une option d’expérience immédiatement opérationnelle : il connaît les exigences du niveau international, a porté le brassard au Japon, et revient par choix délibéré pas par défaut. Selon Sud Ouest et L’Équipe (9 juin 2026), il pourrait être convoqué dès le 19 juin pour affronter l’Angleterre à Vannes. Yannick Bru, manager de l’UBB, ne cache pas ses attentes : « Je m’attends à avoir un bon contingent de joueurs de l’UBB qui ira défendre les couleurs du pays en Nouvelle-Zélande, en Australie, au Japon » (Sud Ouest, 9 juin 2026).

La conclusion du staff des Bleus est sans ambiguïté. Un membre de l’encadrement tricolore, cité par Sud Ouest : « Normalement, il va faire la tournée de cet été. »

Le retour de Poirot sert deux intérêts : finir sa carrière sur un objectif majeur, combler un poste fragile pour la France. Les prochaines semaines diront si ce comeback a un dénouement heureux mais pour la première fois en six ans, Poirot semble prêt à y croire.

Pensez-vous que Poirot peut encore peser au Mondial 2027, ou son retour arrive-t-il trop tard ?

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