Ange Capuozzo et Jack Willis ont tous deux quitté le terrain blessés lors du match Toulouse-Racing 92, relançant l’inquiétude à 12 jours de la demi-finale du Top 14 programmée le 19 juin.
Le Stade Toulousain encaisse un coup dur : l’arrière Capuozzo a ressenti une douleur à l’épaule en seconde période, tandis que le flanker Willis a été soumis au protocole commotion après un choc. Ces deux sorties s’ajoutent à une infirmerie déjà surchargée avant la phase finale.
Capuozzo et Willis sortis blessés : deux scénarios très différents
Samedi 6 juin, lors de la défaite 31-20 face au Racing 92, Toulouse a perdu deux joueurs en deuxième mi-temps. Deux sorties, mais deux situations médicales très différentes.
Ange Capuozzo a ressenti une gêne à l’épaule droite. C’est la même épaule qui l’avait écarté des terrains lors du Tournoi des Six Nations avec l’Italie. Une récidive qui inquiète, mais le pronostic reste positif : selon La Dépêche, l’arrière international du rugby devrait pouvoir rejouer cette saison. Une bonne nouvelle à confirmer après les examens.
Le cas Jack Willis est plus opaque. Le flanker anglais a subi le protocole commotion réglementaire après un choc en deuxième mi-temps. Ce protocole impose des étapes de retour à l’entraînement strictement encadrées, indépendantes de la volonté du staff. Aucun délai de retour n’est confirmé à ce stade.
Ugo Mola doit donc gérer deux dossiers médicaux distincts dans un effectif déjà très diminué.
Une infirmerie déjà saturée : l’accumulation des absences
Avant même les sorties de Capuozzo et Willis, Toulouse composait sans six cadres majeurs : Antoine Dupont, Romain Ntamack, Thomas Ramos, Peato Mauvaka, Thibaud Flament et Paul Graou. Six joueurs qui auraient dû être au cœur du dispositif en phase finale.
La défaite 31-20 face au Racing 92 est secondaire : Toulouse était déjà qualifié pour les demi-finales avant ce match. Le résultat ne change rien à la qualification. Les blessures, elles, changent tout à la préparation.
Huit joueurs absents ou incertains pour la demi-finale : même l’effectif le plus fourni du Top 14 ne digère pas une telle saignée sans séquelles.
Douze jours pour préparer les demi-finales : le calendrier joue-t-il en faveur de Toulouse ?
La demi-finale est fixée au 19 juin 2026. Toulouse dispose donc de douze jours pour évaluer, récupérer et construire un plan de jeu. C’est court, mais pas rien.
Pour Capuozzo, dont le pronostic est encourageant, ce délai peut suffire à envisager un retour tout dépendra de la réponse de l’épaule aux soins et à la reprise progressive. Pour Willis, le protocole commotion impose son propre calendrier, indépendant de toute pression sportive.
L’adversaire en demi-finale ne sera connu que le 13 juin, à l’issue du barrage entre Pau et le Racing 92. Toulouse prépare donc sa demi-finale sans pouvoir cibler un adversaire précis : une contrainte de plus pour Ugo Mola.
Toulouse fait face à un casse-tête médical inédit à ce stade de la saison. Le pronostic rassurant sur Capuozzo offre une lueur d’espoir, mais la vraie question n’est plus de savoir si les deux joueurs seront disponibles : c’est de savoir si le Stade Toulousain peut construire une demi-finale compétitive avec un effectif aussi amputé.
Toulouse peut-il construire une demi-finale compétitive avec huit absents, ou l’infirmerie a-t-elle déjà scellé le sort du champion en titre ?